samedi 15 octobre 2016

La Montagne d'Ambre

Lundi 3 octobre,

Randonnée de quelques heures, dans le parc national 
de la Montagne d'Ambre, proche de Joffreville,
agréable balade avec un très bon guide (Joël), 
pour approche de la faune et la flore.




Du plus petit au plus gros caméléon : 
celui dans ma main, n'est pas le plus petit existant, 
il y en a un autre encore plus minuscule ! 
Ce minuscule, se cache sous les feuilles, et il faut l’expérience du guide,
pour pouvoir le dénicher !



Le gecko à oreilles d'éléphant : en haut la femelle ( terne ! ) 
en bas, le mâle ( paré de toutes ses couleurs ! ) 
Heureusement ce serait plutôt l'inverse, chez les humains ...( ??? )




Le merle de Madagascar, petit passereau rencontré fréquemment ici. 




Le roi du camouflage ! Où est le gecko, où est l'arbre  ?




La cascade sacrée, où les visiteurs 
viennent déposer leur don, 
( billets, nourriture, fleurs...)

Halte dans le parc, auprès d’un petit lac alimenté 
par une source, qui fournit 85% de l’eau de Diego-Suarez.






Végétation luxuriante ici, grâce à l'altitude, 
l'atmosphère est fraîche et reposante


Joffreville n'est plus que l'ombre d'elle-même.... 
" Autrefois, ici, il y avait l'électricité " 
nous dit notre chauffeur d'un air désabusé !


 Maintenant, il ne reste plus que le squelette des poteaux métalliques, 
le long de cette avenue, qui fut sûrement l’axe principal 
de la ville  et un lieu plein de vie, et dont seuls quelques vestiges 
de maisons créoles rappellent cette époque.




Le maréchal Joffre (bien connu des Catalans) 
avait œuvré ici faisant de cet endroit, une ville de garnison, 
et un lieu de villégiature pour les colons ; 
à cette époque-là, les « créoles » (dixit notre chauffeur) Réunionnais 
avaient investi également la place, 
faisant de Joffreville un vrai jardin maraîcher. 
Eux aussi sont partis  au moment de l’indépendance. 

Il y avait même ici une école normale pour la formation 
des instituteurs, dont le bâtiment à moitié détruit par un cyclone, 
achève de pourrir…

Les Trois Baies, la plage de Ramena



Sur la côte est, côte sauvage de l'Océan Indien, 
car c'est celle au vent,  à une vingtaine de kilomètres 
de Diego-Suarez, les 3 baies : 
Sakalava, baie des Pigeons, baie des Dunes : 

Pour nous y rendre, nous contournons la baie des Français, 
dominée par le célèbre Pain de Sucre.
Quelques beaux baobabs majestueux aux formes étranges
le long de la route qui nous conduits à la première des baies :




la baie de Sakalava est un spot très apprécié 
des amateurs de kitesurf  : 
beaucoup de vent, mais baie peu profonde et protégée 
par la barrière de corail . Actuellement peu de monde, 
nous ne verrons que deux sportifs évoluer sur les vagues .



La baie des Pigeons avec sa belle plage donne envie de s'y baigner, 
mais attention aux vagues ! 




La baie des Dunes très longue, avec un sable blanc éblouissant
nous permet une halte à l'ombre, non loin des petits étals
 des vendeuses de paréos, huiles essentielles, et autres souvenirs. 




Elles sont joliment maquillées, 
le photographe leur demande s'il peut leur tirer le portrait ! 




 La suite de la balade nous conduit jusqu’au phare du Cap Miné, 
(nom on ne peut mieux choisi, 
puisque au beau milieu des terrains militaires !)


Beaucoup d'anciens bâtiments abandonnés, 
tombent là aussi en ruine, 
d’énormes citernes de béton, des casemates , d'anciens canons ...

La grande plage de Ramena, terme de notre balade pédestre, 
s’étend sur plusieurs kilomètres d’un sable blanc, 
superbe, bordée par des restaurants-paillotte.
 
Située à l'ouest de la péninsule, côté calme, 
elle permet de s'ébattre dans ses eaux sans crainte. 

C’est dimanche, il y a du monde, des familles venues passer la journée. 



Nous  déjeunons un peu à l’écart de la plage, 
dans un jardin luxuriant, nous avons droit à la visite 
des lémuriens jusqu'à notre table, 
attirés sans doute par les bananes trop en évidence !   


dimanche 9 octobre 2016

Escapade au nord de Mada


C’est  à Diego Suarez que nous débarquons 
le 29 Septembre, 
après 7 h de trajet infernal en taxi-brousse, 
240 kms sur une route qui n’est même plus digne 
de porter ce nom-là !  Madagascar est en piteux état … 


et c’est bien triste, quand on voit ce si beau pays 
dont les ressources naturelles pourraient 
en faire un eden, 
et permettre à sa population 
de vivre à un niveau décent ! 


En son temps, les routes avaient été élargies … 
Pas les ponts, qui sont restés pour 99% 
d’entre eux, à voie unique !
  
Confirmation de l’à vau-l’eau, le rendez-vous fixé 
à Diego Suarez, avec nos amis Eric et Monique, 
n’aura jamais lieu, leur avion ne décollera pas 
de Tananarive, après 2 jours de tergiversions, de retards, 
même les bagages une fois dans l’avion, 
le vol sera quand même annulé, 
et ils renonceront à leur séjour, 
déçus, et nous aussi, de ce contretemps. 
Ces annulations de Air Madagascar sont légion …

Visite de Diego Suarez (Antsiranana) dans un premier temps : 
cette ville fut un fleuron de l’armée française
(régiments de marine, parachutistes, chantiers navals)
jusqu’à l’indépendance, en 1972, 
la Légion fut la dernière à quitter Diego.

Aujourd’hui, les bâtiments sombrent dans la décrépitude, 
dommage car tout cela devait avoir fière allure ; 
mais ce ne sont plus les priorités actuelles, 
dont on se demande d’ailleurs où elles sont, 
quand on voit l’état général du pays.



L'Hôtel de la Marine, ou plutôt ce qu'il en reste! 



Le tribunal qui a dû voir des jours meilleurs


Le « nouveau » stade de Diego a vu sa construction commencer, 
puis alors qu’elle en était aux ¾ environ, elle s’est arrêtée 
brutalement il y a 10 ans ! « Plus de crédit … » 
un exemple parmi d’autres ! Stade fantôme …



Notre taxi couleur " la Poste" diront certains ! 

Les célèbres taxis de Diego, centaines de 4L jaunes 
sillonnent la ville, leur état va du meilleur au pire ! 
Celle que nous avons choisie pour nous transporter,  
n’était pas la plus belle , toutefois , nous avons fait à son bord, 
sans problème environ 400 kms ! 

Mais il parait que ça devient difficile de trouver des pièces de rechange !


Une maison coloniale restaurée, 
et un "tuc-tuc" taxi local 


samedi 8 octobre 2016

Makis-Makis, Ylang-Ylang !



Lundi 26 septembre

Petite incursion au pays des lémuriens : 
« Lémuria Land » 
est un parc de sauvegarde de cette espèce, 
couplé avec une distillerie d’Ylang-Ylang.

Parc superbe, réserve naturelle et botanique 
au milieu des ylang centenaires qui ont fait la réputation 
de l'île de Nosy Be, et d'une végétation luxuriante

Si Tepua notre jeune amie marquisienne, 
qui fabrique son monoï artisanal 
avec des fleurs d’Ylang-Ylang, 
provenant d’arbres de 25 mètres de haut, 
pouvait voir les Ylang de Nosy Be, elle serait fort étonnée 
(comme nous, d’ailleurs) d’apprendre comment ici, 
ils sont ratiboisés dès qu’ils atteignent 2m, 2m50 !

Ceci afin que les cueilleuses puissent atteindre les fleurs, 
beaucoup plus aisément, lors de la récolte !


En bas ; les Ylangs "ratiboisés".

Nous avons la chance de pouvoir assister à la distillation 
de la cueillette du jour (ou plutôt de la nuit précédente) 
car pour pouvoir développer les arômes les plus subtils, 
les fleurs doivent être ramassées,
entre 4h et 9h du matin, avant le plein soleil.


Bien sûr, la petite « main d’œuvre », 
les femmes donc, 
sont cueilleuses, les hommes s’occupant 
de la transformation de la fleur, lors de la distillation.

Parfum sublime et entêtant de la fleur, 
dont 250 kilos sont entassés ce matin, 
avant de subir la transformation en huile pure. 
( il faut savoir que de 50 kilos de fleurs, 
on tirera seulement 1 litre d’extrait !)


 
Cette distillerie est la plus importante de Madagascar, 
fondée vers les années 1880. 
le premier jus étant destiné à l’exportation vers Grasse 
et ses usines de parfums,
le second jus est destiné à la commercialisation 
des huiles essentielles. 

D’ailleurs, il y a tout ce qu’il faut 
à la petite boutique attenante!


la machine à vapeur, belle antiquité

Accompagnés de notre guide Emmanuel, 
nous parcourons le domaine aménagé également 
en vue de la sauvegarde des Lémuriens.



Ces adorables peluches n’ont pas toujours eu la vie facile :
  
Sur la « grande terre » n’ayant pas grand-chose à manger 
les habitants en ont  passé des centaines à la casserole, 
en ont sacrifié d’autres, 
pour des problèmes de superstition, 
d’où bien sûr, raréfaction de cette espèce, 
et prise de conscience de la nécessité 
de préservation des survivants …














Ici ont été emmenés pas mal de représentants du sud de l’île, 
qui sont acclimatés en « semi captivité », avant d’être remis 
en liberté en sécurité dans le parc.



https://www.youtube.com/watch?v=vWGGMncR5n0

Habituellement, ils se nourrissent de fruits et de feuilles 
qu'ils cueillent eux-mêmes dans les arbres. 
Mais quand les fruits ne sont pas encore mûrs, 
ils se rapprochent des humains, 
espérant trouver de la nourriture auprès d'eux. 


Jany, peut-être une petite banane ? 

Puis de nouveau à la saison des fruits, ils repartent 
dans les arbres, redeviennent autonomes, 
jusqu’à la fin de saison suivante.​ 
Le matin est réservé plutôt aux fruits, 
mangues, papayes, bananes... 
Les feuilles, c'est pour l'après-midi, nous explique le guide, 
car c’est une nourriture plus légère.




Le parc abrite aussi de beaux spécimen de caméléons, 
ici Monsieur et Madame : de très belles couleurs, changeant 
selon l’humeur, ou pour la parade nuptiale ! 
Ce n’est pas le plus fort, ici, qui gagne, 
mais celui qui a la plus belle couleur…
















Moins sympathiques, ces crocodiles du Nil, 
les plus dangereux parait-il. 
Sur terre, ils peuvent courir jusqu’à 17 km à l’heure ! 
Plus vite que nous ! 
Notre seul échappatoire serait de nous réfugier dans l’eau, 
où ils ne viendront pas nous chercher, a assuré le guide, 
attendant seulement que nous sortions … A bon entendeur !



La tortue carnivore : 
une jolie petite bestiole, qui fera un score de 0 à 0, 
si se fait manger par un crocodile : 
dès qu’elle sera dans son intestin, elle ressortira sa petite tête, 
et commencera à le grignoter! 
Ni l’un, ni l’autre ne s’en remettront !



Vous voyez cette vénérable tortue des Seychelles
âgée d'environ 250 ans, 
avec sa carapace « endommagée » ? 
Un taré de soldat lui a tiré dessus, lors événements, 
qui se sont produits dans l’île en 2002 ! 
Heureusement la balle a ricoché ! 
Il parait que le soldat est toujours en prison : bien fait !



Nous allons délaisser quelques jours Filopré, nous partons jeudi 
sur « la grande terre » dans la région de Diego-Suarez, 
pour quelques jours de découvertes !  
A bientôt !